La Riposte

Club d'escrime de Tassin la Demi-Lune


Les Armes

Les Armes

En escrime, il existe trois armes différentes, le fleuret, l'épée et le sabre. Accessibles à tous, elles sont toutes pratiquées pour le loisir ou la compétition.

Le fleuret,

la connaissance de la technique...

Le fleuret a été créé au XVIIe siècle pour servir d'arme d'entraînement et d'étude. C'est la seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d'escrime (contrairement au sabre qui a servi sur les champs de bataille et l'épée qui a été utilisée pour le duel).

C'est une arme légère (500 grammes pour une longueur de 110 cm) et flexible.

La touche se fait avec la pointe uniquement, et la cible se limite le tronc. Comme au sabre, on doit respecter des conventions lors d'un assaut. Il n'y a donc pas de « coup double ». En cas de touches simultanées, la touche est accordée au tireur qui avait la priorité. Cette priorité dépend de la phrase d'armes déterminée par la convention du fleuret. Si aucun des tireurs n'avait la priorité, aucune touche n'est accordée.

Philippe Omnès, célèbre fleurettiste français des années 1980-1990, définit ainsi son arme favorite : « À mon sens, le fleuret est l'arme de référence de l'escrime. La maîtrise technique que nécessite sa pratique est tout d'abord un handicap, mais à terme se retrouve être un atout pour profiter pleinement de l'escrime. Car c'est à travers la technique du fleuret qu'apparaît le mieux la phrase d'armes, véritable conversation entre les tireurs par l'intermédiaire des lames. Le rythme des assauts de fleuret peut être retenu, comme à l'épée, ou au contraire très vif, comme au sabre. »

 

L'épée,

ou l'art du duel...

L'épée moderne a été inventée au XIXe siècle afin de se battre en duel.

Comme le fleuret, c'est une arme d'estoc uniquement (on touche avec la pointe). Il est possible de toucher sur tout le corps de l'adversaire.

C'est une arme lourde (800g), pour une longueur de 110cm maximum, et la lame reste moins flexible que celle du fleuret.

Cette arme est dite « non conventionnelle » car elle n’obéit pas à des règles de priorité comme le fleuret et le sabre : les conditions et les règles du combat sont donc très similaires à celles des anciens duels.

Éric Srecki, épéiste émérite, champion olympique définit l’épée ainsi : « L’épée, c'est l’arme où les phases d’attente, de préparation sont les plus longues ; l’observation de l’adversaire peut sembler « s’éterniser » lorsqu’on est néophyte, mais il s’agit en fait de contourner la défense de l'adversaire et de s'engager dans la faille […] C'est donc l’arme de la patience, où les nerfs sont mis à rude épreuve »

 

Le sabre,

le sens du combat...

Le sabre est l'arme des cavaliers. C'est une ancienne arme militaire, d'estoc et de taille (coup porté avec le tranchant de la lame) et de contre-taille (coup porté avec le dos de la lame); les coups avec la partie plate de la lame sont aussi valables.

Comme le fleuret, c'est une arme conventionnelle : le sabre répond aux même règles d'engagement (conventions), donnant la priorité à l'attaquant. Il possède également la même légèreté — 500 g pour une longueur totale de 105 cm maximum.